SADC : un bloc régional de 841 milliards $ de PIB en quête d’efficacité économique

Alors que la SADC multiplie les protocoles et les sommets pour promouvoir l’intégration régionale depuis 1992, la plupart des engagements restent lettre morte. La présidence tournante malgache qui commence ce mois d’août ouvre une nouvelle séquence, mais les contradictions structurelles de l’organisation limitent ses marges de manœuvre.

Après un 45e sommet placé sous le signe de l’industrialisation et de la transition énergétique, la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) cherche à projeter l’image d’un bloc plus uni. La rencontre, accueillie à Antananarivo, s’est déroulée sur fond de pressions extérieures, notamment les nouvelles surtaxes imposées début avril 2025 par Washington. Plusieurs pays de la région, comme Madagascar ou le Lesotho, voient leurs exportations frappées de surtaxes de 47 à 50 %, selon les chiffres communiqués par la Maison-Blanche. Mais au-delà de ce contexte, le sommet a surtout mis en lumière la quête d’efficacité économique d’une organisation dont l’intégration reste encore largement inachevée.

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