L’Assemblée nationale sénégalaise a voté, mercredi 11 mars, une loi doublant les peines réprimant les relations homosexuelles, punies désormais de cinq à dix ans de prison, dans un contexte marqué par une vague d’homophobie dans le pays et une série d’arrestations de personnes pour homosexualité présumée. La loi prévoit également des sanctions pénales contre la promotion et le financement de l’homosexualité au Sénégal. Elle doit désormais être promulguée par le président Bassirou Diomaye Faye, ce qui fera de ce pays l’un des plus répressifs en Afrique contre les personnes LGBT+.
La peine maximale sera prononcée si l’acte a été commis avec un mineur, selon le texte. Celui-ci prévoit également des amendes pouvant aller de 2 à 10 millions de francs CFA (3 048 à 15 244 euros) contre 100 000 à 1 500 000 de francs CFA (152 à 2 286 euros) auparavant. La loi prévoit toutefois de punir toute personne qui se lance dans la « dénonciation abusive faite de mauvaise foi » contre les supposés homosexuels.





