Le mandat du président a officiellement expiré jeudi à minuit.
Mais au lieu d’un transfert de pouvoir, Embalo est resté président dans ce que l’opposition a qualifié de prise de pouvoir illégale.
Il a promis de continuer à exercer ses fonctions présidentielles jusqu’aux élections du 23 novembre. Embalo devrait briguer un second mandat.
Les experts craignent désormais la possibilité d’une nouvelle crise constitutionnelle et le risque d’instabilité politique.
La Constitution bissau-guinéenne fixe le mandat présidentiel à cinq ans, avec un maximum de deux mandats. L’opposition affirme que le mandat d’Embalo aurait dû prendre fin le 27 février, mais la Cour suprême du pays a statué qu’il devait se terminer le 4 septembre.
Au cours des derniers mois, l’opposition a refusé de reconnaître Embalo comme président.
Aucune élection pour un nouveau parlement n’a eu lieu depuis la dissolution de l’assemblée précédente en 2023.
La petite nation d’Afrique de l’Ouest a subi de nombreux coups d’État depuis son indépendance du Portugal il y a plus de 50 ans.
Une mission d’un bloc régional ouest-africain envoyée en Guinée-Bissau en mars pour aider à résoudre la crise a quitté brusquement le pays après ce qu’elle a qualifié de menaces d’expulsion d’Embalo.





