Fernando Dias, considéré comme le principal challenger à l’élection présidentielle en Guinée-Bissau, a revendiqué sa victoire lundi avant la publication des résultats officiels, affirmant avoir recueilli plus de 50 % des suffrages et écartant ainsi l’hypothèse d’un second tour.
Cette déclaration risque d’exacerber les tensions dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, régulièrement secoué par des coups d’État, à l’issue d’un scrutin marqué par l’exclusion, pour la première fois, du parti historique de l’indépendance vis-à-vis du Portugal. Ce parti, le Parti Africain pour l’Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), a apporté son soutien à Dias.
« Nous avons remporté la présidentielle. Il n’y aura pas de second tour », a déclaré Dias lundi depuis son quartier général de campagne à Bissau, la capitale. « Mon peuple était très fatigué et il a besoin d’une alternance à la tête de l’État. » Âgé de 47 ans, membre du Parti pour le Renouveau Social, Dias a gagné en visibilité après avoir obtenu le soutien de l’ex-Premier ministre Domingos Simões Pereira, leader du PAIGC et arrivé deuxième lors de la présidentielle contestée de 2019.





