Au moment où l’économie sénégalaise entre dans une phase marquée par la montée en puissance des hydrocarbures et des tensions sur les finances publiques, le ministère des Finances et du budget a rendu public son rapport trimestriel d’exécution budgétaire à fin septembre 2025. Ce dernier situe l’exécution budgétaire dans un environnement international toujours incertain : ralentissement américain, reprise molle en Europe, Chine en demi-teinte, mais émergents résilients. Dans l’Uemoa, la croissance reste robuste (6,5%), l’inflation faible (0,6%). Au Sénégal, les premiers effets de l’exploitation des hydrocarbures continuent de booster l’économie. Le Pib réel affiche 12,1% au T1 puis 11,8% au T2, tandis que l’inflation reste maîtrisée (1,1% sur neuf mois). Cette dynamique a contribué à soutenir les recettes, mais les tensions sur les dépenses demeurent.
3 254 milliards de recettes, mais des dons en chute Selon le rapport du ministère des Finances et du budget, les recettes du budget général ont atteint 3 254,0 milliards FCFA, soit 69,7% de l’objectif annuel fixé à 4 668,9 milliards dans la Loi de finances rectificative (Lfr). Elles progressent ainsi de 367,5 milliards FCFA sur un an, soit +12,7%, un résultat attribué aux performances des régies financières. Ces recettes sont composées : des recettes fiscales qui font état de 2 987,9 milliards FCfa, soit 72,9% de l’objectif annuel. Elles gagnent +211,1 milliards FCfa sur un an (+7,6%) ; et des recettes non fiscales avec 214,2 milliards FCfa, soit 75,8% de l’objectif annuel. Les dons font état de 52,0 milliards FCFA, soit 18,1% de la cible annuelle. Ils se décomposent en : dons budgétaires avec 3,3 milliards, dons en capital avec 48,7 milliards et impôts indirects avec 1 661,2 milliards (67,2% des prévisions).





