L’Afrique du Sud a rapatrié 2.745 étrangers dans la semaine qui a suivi la promesse du président Cyril Ramaphosa de durcir la lutte contre l’immigration illégale, a annoncé dimanche le ministre de l’Intérieur du pays.
Le pays est en proie à des manifestations xénophobes depuis quelques mois. Les récents pillages de commerces et attaques visant des étrangers a poussé des citoyens du Nigeria, du Malawi, du Ghana, du Zimbabwe et du Mozambique à accepter un rapatriement volontaire organisé par leurs gouvernements.
« Nous pouvons annoncer le nombre de 2.745 rapatriements effectués durant cette période depuis l’intervention du président », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Leon Schreiber, à la presse, ajoutant que les chiffres pouvaient « évoluer ».
Le 7 juin M. Ramaphosa a dit reconnaître les inquiétudes concernant l’immigration illégale, mais a averti que les autorités ne toléreraient pas que quiconque se fasse justice lui-même.
Le gouvernement a précisé que la plupart des personnes rapatriées se trouvaient illégalement dans le pays. Elles incluent des ressortissants malawiens, dont environ 7.000 s’abritent dans un terrain vague de la ville portuaire de Durban (est), selon le comité interministériel sur les migrations nouvellement mis en place.
Ces ressortissants ont commencé à être évacués dans huit cars affrétés par le gouvernement malawite dimanche, l’Afrique du Sud fournissant dix véhicules supplémentaires, a indiqué le comité.
Parmi ceux qui montaient dans les premiers cars, certains portaient des bébés sur le dos et de petits bagages. « Je suis soulagée que nous partions enfin. C’est mieux que de vivre ici dans la peur », a expliqué Fortunate Chilenje, originaire de Blantyre, la capitale économique du Malawi.
Cette femme de 25 ans vivait en Afrique du Sud depuis trois ans, a-t-elle confié à l’AFP, ajoutant que les menaces pour qu’elle parte l’avaient suivie jusque dans le camp, l’un des plus grands à avoir vu le jour depuis le début des troubles.





